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Les archives de la SACEM ?

Au cours de recherches généalogiques, il peut arriver que l’on tombe sur un artiste pour lequel on a très peu d’informations.

Il m’est venu à l’idée de faire appel à la SACEM afin d’avoir plus sur un artiste que je recherchais, un compositeur de la fin du XIXe – début XXe siècle.

La SACEM (Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de musique) est une société privée à but non lucratif dont les adhérents sont obligatoirement des auteurs, des compositeurs ou encore des éditeurs de musique (d’où son nom). Elle a été créée en 1850 et a pour but de collecter et de répartir les droits d’auteurs.

J’adresse donc une demande d’informations par mail et sans conviction à la SACEM, j’ai la bonne surprise de recevoir une réponse rapidement mais qui ne m’avance pas beaucoup malheureusement : « Les archives de la SACEM ne sont pas publiques. »

Voilà qui est un peu contradictoire avec tout ce qu’on peut lire depuis un peu plus d’un an à ce sujet :

La Sacem veut rendre publiques ses archives dans un musée en ligne

http://www.normandie-actu.fr/inedit-la-sacem-veut-rendre-publiques-ses-archives-dans-un-musee-en-ligne_98351/

Mon contact fait preuve de bonne volonté malgré tout et m’indique que celui que je recherche n’est pas membre de la SACEM et que, même si cela avait été le cas, l’accès aux archives n’aurait pu être demandé que par ses héritiers.

Ha.

L’article L. 123-1 du Code de la propriété intellectuelle précise : « L’auteur jouit, sa vie durant, du droit exclusif d’exploiter son œuvre sous quelque forme que ce soit et d’en tirer un profit pécuniaire. Au décès de l’auteur, ce droit persiste au bénéfice de ses ayants droit pendant l’année civile en cours et les soixante-dix années qui suivent ».

Mince… 70 ans après le décès, ça me ramène à 2034.

Et puis qui sont ses ayants droit?

Je pars donc en quête d’éventuels héritiers du compositeur. Il faut savoir qu’il n’a pas de descendant direct mais après des semaines d’enquête, je trouve un arrière-petit-fils du demi-frère du compositeur (ouf). Il vit aujourd’hui en Australie et ne répond malheureusement pas à mes sollicitations, peut-être d’ailleurs que la boite que j’ai trouvée n’est plus consultée.

Mon contact à la SACEM me conseille alors de vérifier sur le site de Bibliothèque Nationale Française pour le cas où ses oeuvres seraient tombées dans le domaine public. Je le remercie mais j’avais déjà fait ces vérifications au préalable. Je refais une recherche par acquis de conscience et m’applique à lire très attentivement tous les articles de presse à son sujet. Bien m’en a pris ! Dans un encart de la presse régionale, un petit miracle. Le journaliste indique le nom d’artiste qu’utilise aussi le compositeur.

Une fois que j’ai cette information, il est devient alors plus facile de trouver ses oeuvres sur Gallica et tout s’enchaîne d’ailleurs rapidement : j’obtiens les références de ses publications littéraires, de ses compositions musicales, de ses représentations.

Il n’est pas inutile parfois de se détacher un peu de l’état-civil…

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